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Née le 3 juin 1911 à La Rochelle, Marcelle était une jeune fille studieuse et intelligente durant sa scolarité. Elle deviendra institutrice et enseignera à Chateauneuf-Charente. Sa situation professionnelle va lui permettre d’entrer dans l’anonyme clandestinité - par patriotisme - dés 1940. Très rapidement elle s’affirme comme un Agent « actif » et très « précieux » du nom de Lapeda. Mademoiselle MIR, Directrice de l’école normale de Filles d’Angoulême et déléguée en Charente de « Libre-Nord » est très interressée par les activités de celle-ci et la contacte. Marcelle NADAUD, va alors devenir Agent de Liaison entre Melle MIR, René CHABASSE, le Commissaire OSWALD, M.RIX le sous-préfet de Cognac, M. POIRIER le Cpt. de gendarmerie de Cognac et l’adjudant de gendarmerie de Chateauneuf. Elle travaillera donc pour le B.O.A. et l’O.C.M. Elle sera également en liaison avec le « Bataillon de la Mort » de Denis DAUTUN. Elle obtint et remet à Melle MIR, René CHABASSE les plans de l’aérodrome militaire de COGNAC qui était alors occupé et utilisé par les allemands. Surveillée par la Gestapo, elle est arrêtée une première fois en août 1942 pour « activités au profit de la Résistance ». Faute de preuve, elle est relâchée. En 1943, elle participera au bombardement des usines DUNLOP de Montluçon. Femme intrépide, elle assiste et participe à des parachutages d’armes, héberge des aviateurs anglais, assiste à des sabotages de lignes téléphoniques du camp d’aviation de Cognac. De plus en plus active et femme de confiance, elle va alors centraliser tout le courrier du B.O.A en partence pour Londres, transmet de fausses pièces d’identité à des Résistants, et devient Agent de Liaison du Cpt. POIRIER. Dans la journée du 5 mars 1944, elle est arrêtée par la Police S.S., « pour assistance à terroriste » et conduite à la prison St-Roch d’Angoulême. Ce fut le début des supplices. Elle va subir 11 interrogatoires effectués par la Milice et la Gestapo - Bien que ces moments fussent humiliant et douloureux, elle ne parlera pas ! Le 24 mars 1945, elle est déportée vers Ravensbrück. Durant le temps passé dans le camp, Marcelle gardera toujours l’espoir de revoir la France - sa patrie -, sa famille et ses élèves. Trop faible et très malade, Marcelle ne reviendra pas.
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